Low Cost (Claude Jutra)

Low Cost (Claude Jutra)

Depuis l’âge de 9 ans, David Miller connaît la date du jour de sa mort. Alors que celle-ci approche, il rencontre pour la dernière fois des êtres qui lui sont chers, obsédé par l’idée d’apprendre à faire un noeud de cravate et par la chute dans l’eau du cinéaste québécois Claude Jutra. Filmé à l’aide d’un téléphone portable sur une dizaine d’années de Lausanne à Ouagadougou, Low Cost (Claude Jutra) est une petite fiction sur le valeur marchande d’une vie humaine dans une époque où tout est « discounté ». La vie n’a pas de prix, la mort, elle, négocie…

Produit par: Bande à part Films

2010, 55 minutes
Réalisateur: Lionel Baier
Acteurs: Natacha Koutchoumov, Pierre Chatagny, Adrien Barazzone
Festivals: Locarno 2010, Cinéma Tout Ecran 2010, Brive 2011, FilmFest München 2011

Distribution suisse: Bande à part Films
Vente internationale: Bande à part Films

24Heures

Low Cost (Claude Jutra), du réalisateur lausannois, magnifique poème cinématographique réalisé avec un téléphone portable...

Jean-Louis Kuffer, 12/08/2010

L'Hebdo

Davantage qu’un manifeste pour le cinéma de demain, Low Cost (Claude Jutra), qui compense ses limites technologiques par une intelligence narrative exceptionnelle, se pose en réflexion enjouée sur l’amour et la mort et s’avère brillant.

Antoine Duplan, 12/08/201

Les Inrockuptibles

A découvrir sur le Net, un beau film suisse introspectif et foisonnant tourné au téléphone portable. Parce que c'est l'un des plus beaux films vus récemment...

12/01/2011

Le Monde

Jouant avec différentes textures d’image, différentes instances de narration, différents niveaux de réalité, le jeune cinéaste fabrique un récit étonnant, dans lequel il faut se pincer pour ne pas croire à la réalité des scènes montrées. Il faut dire que les acteurs sont excellents (les fans seront heureux de retrouver, notamment, le trop rare Emmanuel Salinger), et dirigés avec une maîtrise qui étonne pour un film réalisé avec un si modeste appareil. Que la poétique musicale, le choix des morceaux, le rythme, émeuvent profondément. Mais c’est l’association des images pixellisées, dégradées, triviales, produites par le téléphone portable, avec un discours extrêmement frontal sur la mort, et donc sur la vie, qui touche juste. Il y aurait beaucoup à écrire sur ce film, sur l’adéquation entre le récit et le médium, sur la réflexion qu’il conduit sur la mémoire, sur les images, qui l’inscrivent de plain pied dans la grande histoire du cinéma.

Isabelle Regnier, 01/02/201
Info
Date:

4 octobre 2017

Category:

Film de Lionel Baier